Elle était là…

Elle était là…

Elle était là, tranquille, facile, l’esprit volubile, sur ce banc public blanchi par les ans, et c’est alors que :

  • l’homme surgit face à elle, fou, frappé, fracassant les airs de ses bras étendus. « Fuyez ! » criait-il, féroce, « Fuyez ! Tant qu’il en est encore temps ! »
  • l’enfant vint lui tendre son nouveau cerf-volant. « Je suis François, mais on m’appelle Fanfan. Montre-moi, tu veux bien ? J’ai envie de voler, mais je ne vois comment. »
  • l’oiseau s’approcha, pépia, hoqueta, et mourut à ses pieds. Ce fut la première et la dernière fois qu’elle eût pu voir cela. « En théorie, les oiseaux se cachent pour mourir », n’est-ce pas ?
  • l’angoisse la saisit. Elle avait oublié. Comment était-ce possible ? Où cette pensée était-elle bien passée ? Elle se ressaisit, serra son sac sur son cœur et appela sa sœur.
  • son téléphone sonna, et qu’elle apprit. Son petit, son tout petit, était parti, à lui l’Asie. Passé le temps, partie l’enfance, il avait bien grandi.
  • son esprit comprit, qu’il prit tout à coup conscience du conspiré mépris. « Au diable les compromis ! Je peux bien faire sans lui, et ses mesquins amis !  »

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