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Catégorie : Textes courts

Impressions, histoires courtes, croquis de l’instant à la plume ; en atelier, dans le métro, le matin au réveil, ou simplement quand l’inspiration pointe le bout de son nez… Voici des textes rapides à lire, à déguster comme des friandises !

Rêve d’enfant

Rêve d’enfant

Dans son carnet fleuri, elle a écrit : Je rêve d’enfant et je rêve de printemps Mon ventre rebondi s’est finalement accompli Et dans cet enfant, mon amour, il y a le printemps el la plume

Petite recette de la sagesse

Petite recette de la sagesse

Difficulté : ∗∗∗∗∗ Temps de préparation : une vie Préparer une pâte de bienveillance en pétrissant dans un grand bol 250g d’écoute, 100g de beurre rose et une pincée de folie. Réserver. Éplucher, puis découper, 3 grosses pommes d’amour inconditionnel, râper 3 noix de douceur, et mélanger le tout en ajoutant 2 c.à.s de sirop de patience et quelques feuilles de gratitude. Étaler la pâte et en couvrir le fond d’une couche bien épaisse d’empathie. Verser l’appareil sans bouder son plaisir, enfourner…

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La vie devant elle

La vie devant elle

Le printemps est revenu. Il est tôt, mais le jour est paru. Elle enfile un tee-shirt, une veste légère, une paire de sandales et quitte l’appartement. Ascenseur, hall d’immeuble, puis l’air frais. La lumière l’éblouit, le soleil lui caresse le visage. La vie lui est si belle. Elle se sent vivante, présente, entière. Rien ne peut lui arriver. Les arbres clairsemés de cet univers de béton sont des merveilles de la nature. Elle est cette nature. Ses pas la portent…

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Je suis exactement Monsieur Stein

Je suis exactement Monsieur Stein

Je me suis réveillée ce matin avec cette phrase en tête, cette phrase qui m’apparaissait, à la seconde où le rêve laissait place à la réalité, cette seconde intermédiaire que l’on connaît tous pour être si déstabilisante, cette phrase m’apparaissait, je disais donc, comme une pure évidence : « Je suis exactement Monsieur Stein ». Et mon esprit d’insister sur ce « exactement » qui faisait selon lui toute la différence. Bien sûr, à l’heure où je vous parle, maintenant que le rêve est…

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Se revoir par hasard

Se revoir par hasard

Il y a des gens qu’on n’a pas vu depuis longtemps, et que ça ferait drôle de recroiser, par hasard, au détour d’une rue ou d’une station de métro. Drôle dans le sens surprenant, et pas vraiment agréable. Un ancien prof à qui on en a fait voir de toutes les couleurs, et inversement ; un ex avec qui ça s’est mal terminé ; un cousin, un oncle, une tante avec qui on s’est plus ou moins brouillé, mais bon,…

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Le pouvoir des langues maternelles

Le pouvoir des langues maternelles

Les gens qui ont deux, parfois trois, langues maternelles, j’ai toujours trouvé ça très exotique. Et quand ils juxtaposent dans une même phrase, l’air de rien, des mots qui, pour les autres, appartiennent à des mondes très différents, ça en devient carrément sexy. « You see, we could take the train de quinze heure cinquante-cinq ». Hé hé… Ces gens, je les imagine vivre entre deux pays, dans des appartements fleuris aux tentures colorées, habitués aux voyages et aux contrôles d’aéroports, l’esprit serein et le…

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Visqueux

Visqueux

Ça colle aux doigts Ça coule le long du bras Ça suinte, là C’est visqueux, glutineux Ça dégouline jusqu’en bas Ça gesticule, humide et sirupeux Gluants, répugnants, Les escargots aux bouts des doigts el la plume

Un petit goût de noisette

Un petit goût de noisette

Du hachis parmentier, il n’y a que chez mes parents que j’en mange. C’est le plat préféré de mon père. Avec le temps, ma mère en est devenue spécialiste. Je porte la fouchette à mes lèvres, je sens la chaleur me frôler. L’odeur est familière, j’ouvre la bouche, y déverse le mélange de purée, de boeuf, de fromage gratiné et d’épices mystérieuses. Aujourd’hui, le goût est légèrement différent. Je ne retrouve pas la saveur sucrée de la noisette, que je…

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Poème d’enfant

Poème d’enfant

À dix ans déjà, je noircissais des pages de carnets… « Mercredi 8 février 1995, La langue au chat. Ne donne pas ta langue au chat Jamais il ne te la rendra Avec ta langue il s’en ira Jusqu’au lointain Himalaya Et sans ta langue tu resteras Jusqu’au retour de mardi-gras Et patati et patata Jamais ne donne ta langue au chat ! » De la grande poésie ! 😉 el la plume 

Le gâteau de tante Odette

Le gâteau de tante Odette

Avec toute cette agitation, je crois bien qu’on m’a oublié. Je suis tout seul dans la cuisine. Avant de partir, maman a dit : « Reste-là. Tiens, assieds-toi là, on revient », et depuis ils ne sont pas revenus. C’est tante Odette qui a fait un malaise, je crois. Maman voulait pas que je vois ça. Elle devait être sacrément mal en point. Ça, c’est parce qu’elle s’est entêtée à aller chercher le gâteau qu’elle avait commandé à la pâtisserie hier soir,…

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